Entre Eros et Thanatos: Jupiter, Pluton, Saturne, Mars et la deuxième partie de 2020



La tension entre pouvoir et vérité reprend un souffle plus intense cette semaine puisque Jupiter et Pluton se rencontrent pour la deuxième fois cette année en Capricorne (la 3ème et dernière sera en novembre), au même moment que Saturne revient dans ce même signe… Jupiter, Pluton et Saturne font en ce moment le chemin à l’envers. Saturne nous remet de nouveau face aux réalités qui ont été les nôtres depuis janvier. Il va nous falloir en tirer, d’ici décembre, les premiers enseignements des ombres qui ont réveillé le collectif et par conséquent chacun d’entre nous dans nos vies personnelles…


Le voyage de Jupiter et Pluton, mais aussi celui de Saturne en Capricorne/Verseau et puis celui de Mars en Bélier nous donnent la possibilité de terminer et de recommencer, de faire marche en avant ou en arrière, selon les situations qui s’imposent à nous collectivement et individuellement ! La possibilité d’un nouveau pouvoir et d’une autre vérité est à notre portée, mais la peur de l’inconnu et du non-savoir nous retient en otage.

Avec Mars maintenant en Bélier nous pouvons accéder à la volonté, au courage, à la détermination, en somme à la pulsion de vie qui nous habite - Eros. Plus tard, dans le cours de l’année, quand cette planète viendra se placer dans un carré à Jupiter/Saturne et Pluton nous serons rappelés que tout ce qui est propulsé par la pulsion de vie se déconstruit et se revivifie dans la pulsion de mort - Thanatos. Le voyage ne peut être complet que dans l’accueil de ces deux forces qui facilitent notre présence au monde. L'une étant le miroir de l’autre !


Il y a quelque chose de viscéral dans les tensions que nous vivons. Pluton gouverne les profondeurs du monde, les rouages invisibles, les ombres que nous cachons, mais que nous finissons par projeter dans l’autre. Pluton est aussi la pulsion de mort qui nous apprend à vivre. C’est dans l’accueil de la totalité de ce que nous sommes que nous pourrons retrouver l’Amour qui pourra répondre à notre faux désir de perfection éternelle… pour laisser entrer la perfection du moment présent… Et ce type de perfection là est loin d’être simple à accueillir, mais en réalité rien ne l’est, ou mieux, il n’y a que ce qui est simpliste et dénoué de son essence qui peut être facile, pour tout le reste c’est une œuvre intérieure qu’il faudra sans cesse réajuster au rythme des vents contraires !


Pluton nous pose plein des questions sur notre mortalité et désir d’immortalité, Jupiter nous pose plein de questions sur notre capacité à aller toujours plus loin et plus haut avec un idéal et une vérité, Saturne, de son côte, nous renvoi aux limites à trouver entre ces deux extrêmes qui peuvent parfois être Jupiter et Pluton (énergie du visible et de l’invisible)… Saturne freine, retient ce qui va trop loin…ainsi Saturne devient la montagne sur laquelle s’ancrer, car cette planète nous apprend à mourir avant de mourir et si l’on croit l’ancien adage « Pour bien vivre, il faut apprendre à mourir ».

Voilà quelque chose que notre société actuelle refuse de faire, du coup impossible d’espérer « bien vivre » si on ne souhaite pas faire la paix avec l’autre pan de la vie qui permet à celle-ci d’exister !


Cette conjonction Jupiter/Pluton et le retour de Saturne en Capricorne avec la nouvelle Lune/Éclipse lunaire dans ce même signe qui se prépare pour le 5 juillet nous renvoi à des questionnements profonds sur ce que nous voulons à tout prix retenir, au contrôle que nous essayons de perpétuer dans une utilisation malsaine du pouvoir, cela nous renvoi aussi aux sensibilités que nous étouffons et ne laissons pas s’exprimer, aux choses, idées, situations, relations, etc que nous retenons par peur de nous retrouver dans un contexte que nous rattachons à la difficulté parce qu’inconnu.

Pluton nous rappelle que tout est impermanence parce que tout ce qui a été engendré devra un jour se décomposer, se transformer, se régénérer. Si nous n’acceptons pas l’étape de la descente rien ne pourra revenir à la surface et le processus lui-même est avorté par notre désir (qui est en réalité mortifère) de croissance éternelle.

On sait que pour être un papillon, la chenille a dû accepter de mourir totalement à sa forme précédente. Dans le bouillon de cellules qui allait la transformer en papillon, se trouvait des « cellules imaginales », c’est-à-dire qu’avant de savoir ce qu’elle va être, elle passera par l’imagination de ce qu’elle va être…le pont qui permet d’entrer dans la transformation est l’imaginaire, et Neptune, planète faiseuse de mythes, se retrouve justement maintenant en rétrogradation jusqu’à fin novembre…la voie nous est ouverte et offerte !


« Il y a un Secret en nous

et les planètes dans toutes les galaxies

passent entre Ses mains comme des perles.

C’est une chaine de perles que l’on

devrait regarder avec des yeux lumineux » - Kabir




Réflexion:

Faire un travail sur les notions préconçues, vérités et injonctions familiales et sociétales héritées qui se sont transformées en ombres et qui continuent à fabriquer le tissu de nos vies est essentiel. Mais c’est un long processus qui n’a pas de début ni de fin et qui vient parfois nous déstabiliser, surtout si on croyait avoir déjà dépassé certaines situations. Il faut croire que c’est cela le prix de l’évolution ; être capable de revenir sans cesse au début, se dire que tout reste à apprendre et avoir le cœur en paix en se faisant cette réflexion…

Demandez-vous, où il vous est nécessaire, en ce moment, de prendre du recul afin de laisser mourir ou de transformer certaines ombres intériorisées qui vous sont revenues dernièrement pour vous ouvrir à d’autres perceptions plus inclusives et qui seront mises en mouvement par le souffle de la sagesse.



Sofia

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